BUT – Quels objectifs souhaitez-vous atteindre?

Question 2: Votre programme accentue-t-il les activités économiques comme moyens ou comme une fin?

  • Les programmes favorisant les opportunités économiques, non seulement aident à générer des revenus, mais aussi permettent un changement social et comportemental de l’individu.
  • Les activités économiques peuvent être une manière de stimuler la cohésion sociale et favoriser l’inclusion des jeunes dans les communautés.

Les interventions favorisant les opportunités économiques ne consistent pas à seulement générer des revenus. Ces interventions ont un impact économique, mais leur impact non économique est tout aussi important. De ce fait, comment établissez-vous vos priorités, en fonction du contexte et de la mission qui sont propres à votre organisation ? Vous faut-il plus de clarté sur la terminologie utilisée ? Consultez notre glossaire.

Par où commencer?

Les programmes d’ONG touchent, en outre sur les aboutissements économiques, et aussi sur les changements comportementaux et sociaux. Il est donc important de travailler sur la formation des jeunes et leur attitude. L’autre alternative est de mettre l’accent au niveau sociétal et créer des interventions favorisant la non-violence et les rapports pacifiques, et créer des pouvoirs décisionnels plus inclusifs aux jeunes.

Que démontre notre expérience?

Beaucoup d’organisations élaborent des programmes d’activités de manière à influencer les dynamiques de conflits locaux et aider à résoudre l’exclusion des jeunes. Les interventions favorisant les opportunités économiques sont intégrés à d’autres stratégies autours de la cohésion sociale, la résolution de conflit et un gouvernement inclusif.

Nombre de programmes ciblent les femmes pour contribuer au travail de la parité des sexes. D’autres programmes définissent leurs objectifs en terme de citoyenneté de la jeunesse. La participation des jeunes aux activités économiques les aide à retrouver le respect et la confiance en soi.

Outre la pauvreté, l’inégalité, la dépossession d’opportunités, et la frustration à atteindre leurs attentes amènent les jeunes à des comportements destructifs.

Les ONG cherchent un renforcement mutuel entre les aboutissements économiques et non économiques. Toutefois, ils sont parfois incertains de comment présenter ces impacts. Les bénéficiaires montrent que les aboutissements non économiques leur sont importants, mais l’inclusion par exemple, ne fourni pas l’indépendance économique. Une question clé à se poser est : est ce que ces programmes créent un impact tangible au niveau économique ? Comment encourager les jeunes à être des agents économiques efficaces ? En se concentrant sur leur formation, ou en luttant contre les facteurs de l’exclusion ?

La théorie soutient l’importance de l’inclusion au-delà des besoins matériels, tel que la dignité. Outre la pauvreté, l’inégalité, la dépossession d’opportunités (relative à leur entourage), et la frustration à atteindre leurs attentes amènent les jeunes à des comportements destructifs.

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Plus de résultats de notre recherche

Aboutissements économiques et non économiques

Les ONG s’engagent dans des interventions favorisant les opportunités économiques pour des aboutissements générateurs de revenus, mais aussi non économiques. De plus, les ONG combinent ces interventions avec d’autres stratégies. Notre étude aboutie à une combinaison d’impacts économiques et non économiques, bien que ces impacts varient de programme en programme.

Les aboutissements non économiques peuvent être définis sur un niveau individuel, en fonction des compétences et attitudes du bénéficiaire. Ces aboutissements n’influencent pas le capital de l’individu, mais contribuent à sa capacité à l’insertion professionnelle. Citons par exemple : « les compétences transférables » ; les compétences transférées d’un métier à un autre ; et « les compétences transitionnelles », celles qui sont transférées de l’environnent de formation à l’emploi.

Les aboutissements peuvent aussi être définis au niveau sociétal, ou les programmes d’interventions cherchent par exemple à lutter contre les relations conflictuelles, l’exclusion, et l’inégalité des sexes. Dans ces cas, les interventions économiques représentent un point d’entrée pour le travail de résolution de conflit, la gouvernance inclusive et le pouvoir décisionnel inclusif.

En collaborant avec un partenaire local, une de nos organisations dans notre étude aide à créer des groupes de jeunes hommes et femmes qui s’engagent ensemble dans des activités économiques. Le travail d’équipe, en adhérant à certaines valeurs et normes, facilite la cohésion sociale.

Le manque de perspectives d’avenir des jeunes n’est pas juste un problème économique, mais en partie, une conséquence de l’exclusion sociale.

Différentes approches: les résultats de l’études

Notre étude montre que la manière dont les organisations associent les aboutissements économiques et non économiques dérive de leurs propres histoires et missions, et reflète les débats courants. Les notions tel que « l’emploi pour la stabilité » sont combinées avec des ambitions de transformation de conflits au niveau local, de cohésion sociale et de citoyenneté. Cela est illustré en faisant référence plus en détails aux ONG de notre consortium. 

D’un côté, se trouvent les organisations qui cherchent un renforcement mutuel entre aboutissements économiques et non économiques. Une de ces organisations lance leurs programmes en mettant l’accent sur les droits des jeunes. Par exemple, au Soudan du Sud, les interventions favorisant les opportunités économiques de cette organisation en question doivent contribuer à l’objectif qui leur est propre : notamment que les jeunes hommes et femmes « soient économiquement et socialement autonomisés dans une société civile forte et active ; qui contribuent à un Soudan pacifique, démocratique et stable ». Dans le contexte de cette approche, la formation vocationnelle n’est pas simplement une stratégie mettant l’accent sur les transferts de compétences et la capacité à l’insertion professionnelle ; mais c’est une manière d’aborder le problème d’exclusion social (et économique) qui dérive des lacunes de formations. Cela pourrait être une manière efficace de lutter pour les droits des jeunes, sans être un plaidoyer direct.

De même, une autre organisation focalise sur une approche fondée sur les droits des jeunes, qui maintient que l’émancipation économique crée des aboutissements non économiques, et vice versa. Sans l’autonomisation sociale et la citoyenneté, l’autonomisation économique est impossible.

D’un autre côté, se trouve une organisation qui dépend des aboutissements économiques comme cheville ouvrière de leurs programmes et leur vision. Ici, les aboutissements économiques permettent à la construction de paix : « La croissance économique inclusive et l’éradication de la pauvreté, par le biais de création d’emplois dignes pour les jeunes, les femmes, les groupes marginalisés, est un contributeur majeure du maintien de la paix dans les situations de fragilité ». Les aboutissements économiques principaux incluent les changements comportementaux et de société, rendre le capital plus accessible aux idées commerciales (avec potentiel), améliorer les plans d’affaires d’entrepreneurs aspirants, et permettant l’accès à une formation commerciale indispensable.

Au-delà de « l’emploi pour la stabilité »

Notre étude montre que les organisations travaillent sur un grand nombre d’idées qui vont au-delà du rapport coûts-bénéfices ; concept qui forme la base de la notion de « l’emploi pour la stabilité ». Elles apportent des idées clés sur les besoins non matériels, tels que la dignité et l’appartenance. Ces organisations cherchent plus que le gain personnel et apprécient la manière dont les jeunes se considèrent en relation de l’autre.

Cependant, le rapport entre les aboutissements économiques et non économiques constitue un problème. Les programmes présument un renforcement mutuel entre les aboutissements, mais certaines organisations dans notre étude doutaient l’existence de ce rapport mutuel ou de comment le mesurer. De plus, quand le but économique n’est pas le but direct du programme, les objectives aux sujet de l’aboutissement économiques peuvent est compromises. Est-ce acceptable lorsque que les interventions n’améliorent que marginalement le pouvoir des jeunes en tant qu’agents économiques ? Quels résultats possédons-nous démontrant que l’inclusion sociale des jeunes hommes et femmes apporte de plus grandes opportunités économiques ?

Les contributions des organisations aux politiques de développement favorisant les opportunités économiques, par le biais de leurs interventions, pourraient avoir un impact plus important si le rapport entre les aboutissements économiques et sociaux était mieux réfléchi. Une plus grande réflexion sur ces questions ci-dessus permettrait à un affûtage des outils des interventions pour un résultat plus percutant.